Découvrez la différence entre le blues hivernal et le trouble affectif saisonnier (TAS), les symptômes courants et des pistes concrètes pour mieux traverser les mois d’hiver.
La plupart des gens ressentent d’une façon ou d’une autre la transition entre l’automne et l’hiver – après tout, il ne peut pas faire doux et ensoleillé toute l’année. En hiver, les jours se font plus courts et les températures baissent. Mais à quel point, au juste, vous trouvez-vous affecté* par la température hivernale? Mangez-vous davantage? Vous sentez-vous léthargique? Peut-être même irritable ou triste? Si c’est le cas, il se peut que vous soyez atteint par ce qu’on appelle familièrement « les bleus de l’hiver ».
Vos symptômes durent-ils longtemps, et reviennent-ils chaque hiver? Dans l’affirmative, vous pourriez souffrir du trouble affectif saisonnier (TAS), un trouble de l’humeur causant des symptômes dépressifs durant l’hiver, alors que votre humeur est normale le reste de l’année.
Bien que l’on confonde souvent les termes « bleus de l’hiver » (déprime hivernale) et TAS, celui-ci est de nature légèrement différente. Par exemple, les personnes souffrant de déprime hivernale peuvent constater qu’elles ont tendance à manger et à dormir davantage en hiver. Et elles n’aiment ni les matins sombres ni les jours plus courts. Cette déprime peut, sans les modifier complètement, avoir une certaine influence sur leurs sentiments, comportements ou routine quotidienne.
Bien que l’on confonde souvent les termes « bleus de l’hiver » (déprime hivernale) et TAS, celui-ci est de nature légèrement différente. Par exemple, les personnes souffrant de déprime hivernale peuvent constater qu’elles ont tendance à manger et à dormir davantage en hiver.
Par contre, le TAS représente une forme de dépression clinique. Ses symptômes sont semblables à ceux de la déprime hivernale, mais en plus graves. Le TAS est souvent causé par un manque de lumière naturelle. Les gens qui en souffrent ont de la difficulté à mener une vie normale, à faire face aux exigences de leur travail et à maintenir des relations interpersonnelles harmonieuses. Leurs symptômes réapparaissent chaque année et ne commencent à diminuer qu’au printemps, alors que les jours s’allongent graduellement.
Vous voulez savoir si vous êtes affecté par le TAS ou la déprime de l’hiver? En voici les symptômes les plus courants :
Incapacité à vous concentrer
Tristesse et perte d’intérêt
Prise de poids
Irritabilité
Somnolence durant le jour et manque d’énergie
Diminution d’intérêt pour le travail ou les activités sociales
Hausse de l’appétit et fringale constante de sucreries ou de féculents
Maintenant que vous connaissez la différence entre la déprime hivernale et le TAS, vous pouvez essayer de soulager vos symptômes. Il y a certaines choses que vous pouvez faire pour améliorer votre état physique et mental. Voici quelques suggestions :
Bougez! L’exercice est reconnu comme un rehausseur d’humeur; il élève les taux de sérotonine et d’endorphine dans le cerveau. Essayez d’incorporer de 30 à 60 minutes d’activité physique à votre journée. Cela ne vous oblige pas nécessairement à « aller jouer dehors » si vous ne supportez pas le froid, mais si vous aimez regarder la télévision, essayez de le faire en marchant sur un tapis roulant ou en joggant sur place.
Surveillez votre consommation d’alcool et de café – Évitez autant que possible l’alcool et surveillez votre consommation de caféine. Ces boissons risquent de perturber votre sommeil et de nuire à votre vitalité et à votre humeur. Par contre, veillez à boire suffisamment d’eau.
Prenez des collations saines. Les glucides simples, comme le chocolat, produisent une hausse subite de votre taux de glycémie, suivie d’une baisse tout aussi subite. Choisissez plutôt des glucides complexes, soit des fruits ou des légumes – tels que pommes ou carottes, des craquelins de blé entier ou du pain multigrains. Ils vous aideront à maintenir votre niveau d’énergie et vous éviteront une perte soudaine d’énergie.
Sortez! Nombreux sont ceux qui ont moins d’activités sociales durant les mois d’hiver, mais l’isolement ne peut qu’empirer vos symptômes dépressifs. Trouvez-vous des raisons de sortir de la maison, comme adhérer à un club de votre collectivité ou suivre un cours. Même visiter des amis éloignés peut vous aider à briser la monotonie de l’hiver.
Le TAS peut être difficile à tolérer, mais il se traite très bien. Voici quelques suggestions de traitement :
La luminothérapie (thérapie par la lumière) . La luminothérapie – l’un des traitements les plus efficaces contre le TAS – consiste à vous exposer à une forte lumière artificielle pendant environ 20 minutes à 2 heures par jour. L’équipement nécessaire peut s’utiliser en clinique comme à la maison.
La thérapie cognitivo-comportementale. Cette forme de thérapie consiste à remplacer vos pensées négatives par des pensées positives. Elle peut s’utiliser conjointement avec la luminothérapie et, selon certains, représente la façon la plus efficace de traiter le TAS.
Il est tout à fait normal de se sentir léthargique ou d’avoir le cafard durant un long hiver. La plupart du temps, ces symptômes disparaissent rapidement et n’ont pas une grande influence sur votre quotidien.
Lorsque le manque d’ensoleillement, les températures froides et les longues semaines de ciel gris nous affectent trop, il y a heureusement certaines choses que l’on peut faire pour s’aider soi-même. Si nous sommes conscients de la nature de ces phénomènes, nous pouvons très bien surmonter le froid et la transition annuelle vers la saison hivernale — en attendant que le soleil se mette à briller de nouveau.
* Le masculin est employé ici comme genre neutre.